Marie-Claude Palassio

Marie-Claude Palassio
Courtier immobilier 514.815.8190

lundi 2 avril 2012

La fidélité





Pour ce billet, j'ai choisi d'aborder un sujet qui m'est cher: la fidélité entre client et courtier.

Selon moi, il existe 3 types d'acheteurs:

Type A: Celui qui veut faire cavalier seul, et qui communique directement avec chacun des courtiers inscripteurs des propriétés qui l'intéresse. Il divulgue cette information à chacun des courtiers.

Type B: Celui qui magasine avec un seul courtier et lui est très fidèle.

Type C: Celui qui magasine avec plusieurs courtiers en même temps, mais qui ne divulgue pas cette information aux courtiers. Il visite plusieurs propriétés, communique parfois avec les courtiers inscripteurs, parfois via d'autres courtiers. Il demande souvent des rendez-vous de dernière minute. Il pose souvent la même question à plusieurs courtiers en même temps. Il demande une deuxième visite directement au courtier inscripteur alors qu'il a déjà visité avec un courtier collaborateur. Il peut même arriver qu'il tente de communiquer directement avec le propriétaire afin de outrepasser les courtiers.

Je désire donc m'attarder sur le type C.

Selon moi, la base de toute relation (qu'elle soit d'affaires ou non) repose sur l'honnêteté et la transparence.

Il peut arriver qu'un type C le soit par manque de connaissance de ''comment ça marche''. Erreurs de parcours légitimes et tout à fait corrigeables avec un peu de coaching et de bonne foi.

Je parle ici d'un type C qui oeuvre en pleine connaissance de cause.

Evidemment, vous comprendrez mon désarroi lorsqu'un type C entre sur mon parcours.

''Mais pourquoi tant de haine, Marie-Claude? Si jamais tu conclues une vente avec lui, tu obtiendras des milliers de dollars!''.

Un instant.

Pour ceux d'entre vous qui me connaissez personnellement, vous savez que mes clients sont ma priorité. Par choix. Il me fait plaisir d'être disponible, de partager mes connaissances, de fournir les informations rapidement, et ce, en toute transparence. J'aime ce que je fais. Mes clients sont de l'or pour moi. Fournir un bon service est un désir profond, qui va beaucoup plus loin que le désir de faire des sous.

Lorsque je me rends compte que j'ai affaire avec un type C (et, croyez-moi, Montréal est une petite ville où les courtiers actifs se connaissent), je me dis que j'y ai investi du temps (souvent beaucoup!), temps qu'un client m'appréciant à ma juste valeur n'a pas obtenu. J'y ai partagé des connaissances, que j'ai acquises grâce à une formation dispendieuse et surtout par l'expérience du terrain. Information pour laquelle je paie, également.

Avec la chasse aux sorcières présentement à l'oeuvre, la perception du type C est que mes services ne valent rien et qu'il faut tout faire pour nous achever. Nous sommes, semble t-il, l'ennemi #1 de la planète car nous conseillons nos clients à acheter ou vendre des maisons.

Evidemment, la grande majorité de mes clients ont compris et ne sont pas dupes.

En quelques mots, dites la vérité à votre courtier. Il sera donc au courant de votre façon de procéder. Il pourra alors choisir, ou non, de pousuivre ses recherches avec vous. Le tout, dans la transparence pour chacune des parties impliqueés.

Bonne réflexion!

Marie-Claude Palassio
Courtier immobilier - Horizon Montréal
514.815.8190

lundi 20 février 2012

PRIX DEMANDÉ VS VALEUR MARCHANDE





Pour ce billet, j'ai envie de partager avec vous mes impressions à propos du rôle de la perception lors d'une transaction immobilière.

Voici:
L'humain étant humain, celui-ci cherche à obtenir le meilleur prix possible lorsqu'il achète un bien de consommation. Jusque là, tout à fait normal.

En immobilier, entre le facteur ''prix demandé''. Entre également le facteur ''réelle valeur marchande de l'immeuble''.

Une propriété peut être inscrite à un prix qui est VRAIMENT loin de la réelle valeur marchande. Une propriété peut être inscrite à un prix qui est TRÈS près de la réelle valeur marchande.

Lorsqu'un acheteur me demande d'évaluer une propriété, il arrive que celui-ci soit déçu lorsque ce chiffre se situe pas trop loin du prix d'inscription.... Comme si cette maison n'est pas une bonne affaire, à cause de la stratégie du courtier inscripteur, soit d'inscrire la propriété de façon compétitive.

GRAVE ERREUR.

Le prix d'inscription n'a parfois AUCUNE valeur. Ne vous basez pas sur ce point afin de savoir si le ''deal'' du siècle est devant vous. Ce qui est important est la VRAIE valeur marchande de la maison. Il se peut que la vraie valeur se situe à 1k du chiffre en question. Il se peut également que la vraie valeur se situe à 50k du prix.

J'ai déjà entendu la phrase suivante: ''Les maisons sont toujours inscrites 10k en haut de ce qu'ils veulent avoir!''.

FAUX.

TOUT DÉPEND DE LA STRATÉGIE DERRIÈRE LA MISE EN MARCHÉ DE LA MAISON!

Et, habituellement, rien ne sert de surévaluer une propriété....

Afin de déterminer la réelle valeur marchande de la propriété convoitée, votre courtier procédera à une étude de comparables VENDUS. Elle prendre également compte de facteurs additionels (temps, période de l'année, demande, inventaire, travaux à effectuer, dépenses supplémentaires prévues par la copropriété, la vigueur du marché dans le secteur, etc).

Ceci revient également au lien de confiance avec votre courtier. Celle-ci ne devrait pas avoir peur de vous dire si le prix demandé d'une propriété n'est pas justifié; c'est son travail de le faire. En retour, écoutez ses conseils lorsque celle-ci vous dit qu'une maison est inscrite pour vendre. :)

Bonne réflexion!